Dès le XVIIe siècle, plusieurs confréries de religieux se succèdent à Petit-Quevilly.
Des chartreux, arrivés de Gaillon, prennent possession des lieux en 1667. Ils entreprennent des constructions à l'emplacement de l'actuel hôpital. En 1682, les Chartreux de Notre-Dame de la Rose quittent leur monastère démoli de Rouen et rejoignent leurs confrères de Saint-Julien.
Dès 1685, les moines se déplacent un peu plus à l'ouest dans l'enclos Saint-Julien et décident de travaux plus importants : le grand cloître prévoyant sans doute 24 cellules n'est jamais achevé.
Mais en 1790, la chartreuse est encore en chantier, lorsqu'est dissoute la communauté des Chartreux de Petit-Quevilly.
Les terres de la chartreuse Saint-Julien vont de la place des Chartreux à la rue Paul-Lambard et du boulevard Charles-de-Gaulle à la rue Jean-Macé.
À la Révolution, l'enclos Saint-Julien devient bien national. Il est ensuite revendu et morcelé. La plupart de ses bâtiments sont démolis procurant ainsi des matériaux pour la construction du quartier Saint-Sever à Rouen.
Aujourd'hui, l'ensemble est inscrit aux monuments historiques. Divers bâtiments subsistent, notamment une aile de la chartreuse.
Des cellules de moines sont transformées en logements, aujourd'hui encore habités, rue Ursin-Scheid et rue Victor-Hugo.
D'autres cellules sont conservées autour du cloître en U dont le mur sculpté est encore visible rue du Général-Foy.
Visite libre 7/7 jours et 24/24h.
Entrée libre
Publicité |