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Cathédrale Saint-Apollinaire
Valence (26)

Informations pratiques, plan d'accès, tarifs, horaires

Ce qu'il faut savoir :

Cathédrale romane du XIe siècle, reconstruite au XVIIe siècle Les origines
La première mention de la construction de la cathédrale figure dans la Chronique des Evêques de Valence (XVIe siècle). Ce manuscrit en attribue la construction à l’évêque Gontard (1063-1099) qui " fit détruire les chapelles de la Sainte-Croix et de Saint-Cyprien à côté de l’église Saint-Etienne pour édifier cette magnifique basilique de la première pierre jusqu’au faîte. " La pierre de dédicace placée en linteau de la porte sud, révèle une date de consécration illisible. Le nom d’Urbain II cité dans le texte autorise néanmoins à dater la consécration de 1095, année où le pape se rend au concile de Clermont prêcher la première croisade. Une première dédicace à Notre-Dame, Corneille et Cyprien laisse la place dès le XIIe siècle au vocable plus populaire de saint Apollinaire (492-520), évêque de Valence et frère de saint Avit de Vienne, dont la cathédrale possède les reliques.
La cathédrale au cœur d’un complexe épiscopal
Le premier évêque connu est Emilien, qui assiste au concile tenu à Valence en 374. Cette information oriente la datation approximative des premières constructions chrétiennes valentinoises autour du IVe siècle. Plusieurs édifices, repérés lors de différentes fouilles archéologiques, composaient le groupe épiscopal primitif. Le baptistère occupait l’espace du parvis, au sud de la nef de la cathédrale. Il sera remplacé au IXe siècle par l’église Saint-Etienne aujourd’hui disparue. La présence d’un édifice circulaire à l’angle nord-est de la place des Ormeaux, Notre-Dame la Ronde, rappellerait la présence d’un ancien édifice païen reconverti. Enfin, si les fouilles archéologiques et les recherches récentes ne permettent pas encore de dresser un plan détaillé et précis du quartier épiscopal au fil des siècles, le chantier mené place des Ormeaux durant l’hiver 2003-2004 a mis au jour deux autres édifices religieux au sein de ce complexe, auxquels il faut ajouter la découverte de deux inst allations balnéaires datées du Ve siècle attestant des différentes fonctions des lieux dès le haut Moyen Âge. La connaissance archéologique du quartier cathédral sera enrichie par les fouilles réalisées entre 2008 et 2011 par l’INRAP dans le cadre du projet de rénovation-extension du Musée des beaux-arts et d’archéologie de Valence, installé depuis 1911 dans l’ancien palais épiscopal de Valence.
Plan et élévations
La cathédrale Saint-Apollinaire adopte un plan basilical en forme de croix latine avec nef, transept haut et saillant, abside et absidiole orientées et déambulatoire à chapelles rayonnantes. Elle constitue un exemple original et peu connu d’édifice religieux se rattachant aux églises de pèlerinage.
L’intérieur a gardé une grande clarté de lignes. La nef est divisée en huit travées voûtées en berceau et flanquée de bas-côtés voûtés d’arêtes. Seize piliers cantonnés de colonnes engagées s’élancent jusqu’à la naissance de la voûte et forment les grandes arcades.
Les bras du transept sont voûtés en plein cintre jusqu’à la croisée ; ils sont éclairés par deux étages de baies. La croisée est surmontée d’une voûte en calotte et une seule absidiole s’ouvre sur le bras nord du transept.
Au chevet l’abside est entourée d’un déambulatoire sur lequel s’ouvrent trois chapelles rayonnantes (la quatrième a disparu). Le chœur est délimité par huit colonnes aux arcs surhaussés, qui reçoivent la retombée de la voûte en cul-de-four de l’abside et les voûtes d’arêtes du déambulatoire.
La présence des saintes reliques conservées autrefois dans les chapelles explique ce parti architectural très élaboré. La structure à déambulatoire et chapelles rayonnantes était destinée à faciliter l’accès des fidèles aux reliques et permettait d’isoler le chœur où les chanoines pouvaient assurer le service divin sans être dérangés.
L’extérieur présente une nef centrale épaulée de bas-côtés renforcés par des contreforts entre lesquels s’ouvrent les baies en plein cintre surmontées d’un cordon de billettes. La partie haute est décorée par une alternance d’arcs en mitre et en plein cintre.
Les murs pignons du transept au caractère antiquisant présentent un fronton triangulaire orné d’un masque grimaçant. Seules demeurent visibles au sud quatre fenêtres superposées, surmontées d’arcatures aveugles.
Malgré de nombreuses transformations, le chevet conserve l’étagement caractéristique de l’art roman. Ses volumes forment une savante progression, des chapelles rayonnantes au premier plan jusqu’au transept et au massif de la nef.
A l’ouest de l’édifice, se dresse l’imposant clocher-porche reconstruit entièrement au milieu du XIXe siècle.
Les reconstructions et aménagements successifs
Du XVe au XVIIe siècle
Au fil des siècles, la cathédrale a connu des altérations, des mutilations et des adjonctions. Antoine de Balzac, évêque de 1474 à 1481, altère gravement le plan du chevet roman en détruisant l’absidiole du bras sud du transept et une chapelle rayonnante, pour édifier une chapelle surmontée d’une salle capitulaire, toutes deux voûtées d’ogives.
Les guerres de Religion furent particulièrement destructrices. Le sac de la cathédrale par les troupes protestantes en 1567 laisse les voûtes de la nef écroulées jusqu’à la croisée du transept, les piliers renversés et le chevet presque entièrement détruit. Les plombs sont emportés et les tuiles brisées. Le cloître situé au nord de la cathédrale est utilisée comme carrière.
Ruinée, comme toutes les églises de Valence, la cathédrale fait l’objet d’une longue remise en état au début du XVIIe siècle (1604-1618). Elle est reconstruite à l’identique, exception faite de la tour-lanterne autrefois située à la croisée du transept.
Le XVIIIe siècle
Sous l’épiscopat de Mgr Alexandre Milon de Mesme (1726-1771), aumônier ordinaire du jeune roi Louis XV, la cathédrale fait à nouveau l’objet d’un programme d’aménagement architectural et décoratif. Des entrées sont aménagées au sud et au nord, déterminant une nouvelle circulation pour les fidèles. La basilique est pavée, le chœur abaissé et clôturé, les colonnes du déambulatoire noyées dans un massif de maçonnerie afin d’y adosser des stalles.
L’évêque contribue à l’embellissement intérieur de l’édifice : la tribune, le buffet et le grand orgue, aujourd’hui disparu, du maître facteur lyonnais Scherer, le mobilier de chœur, les boiseries en noyer de la sacristie. Il donne également le lutrin en fer forgé, une tapisserie représentant la vie de Saint-Paul et des tableaux. En outre, il confie au peintre dauphinois, fondateur de l’école de dessin de Grenoble, Jacques-André Treillard (1712-1794), le dessin d’un imposant maître-autel en marbre décoré de figures de bronze (1757), aujourd’hui réinstallé dans le transept nord.
La Révolution ne porte pas atteinte au gros œuvre de l’édifice mais fait disparaître les objets précieux et les ornements de culte… La cathédrale connaît dès lors des utilisations diverses : salle de réunion de la Société des Amis de la Constitution, Temple de la Raison, magasin pour les blés, prison, enfin Temple de l’Etre Suprême inauguré le 30 mars 1794.
Dès 1795, le culte chrétien est rétabli et en septembre 1802, l’évêque François Bécherel prend possession du siège épiscopal.
Le XIXe siècle
La reconstruction du clocher de la cathédrale est le principal réaménagement du siècle. Ebranlé dès le XIIIe siècle, il est définitivement ruiné par la foudre en 1837 et la démolition s’impose. Le clocher primitif s’élevait sur quatre étages ajourés de nombreuses ouvertures et était orné d’un riche décor sculpté.
La reconstruction s’est avérée difficile, pilotée par plusieurs architectes successifs. Après les architectes Chevillet et Epailly, l’Etat confie le chantier à Antoine Nicolas Bailly en 1856, qui opte pour un clocher très différent du précédent, attestant d’une grande liberté d’interprétation de l’architecture romane. La construction de nouveau clocher occasionne la destruction de la chapelle des Pénitents, ancienne église Saint-Etienne, accolée au bas-côté sud de la cathédrale, à l’emplacement du parvis actuel.
En 1839-42, le peintre verrier Thévenot de Clermont-Ferrand équipe les fenêtres du chœur et du déambulatoire de vitraux figurés. Dans les baies de la nef, on place des grisailles.
Réalisés dans une perspective archéologique, les travaux de la seconde moitié du siècle (1858-1881) rétablissent le déambulatoire, redécouvrent la pierre de dédicace à l’occasion de la démolition de l’église Saint-Etienne ainsi que les tympans romans des portails nord et sud condamnés depuis le XVIIIe siècle. Ces travaux permettent également la découverte d’une borne milliaire en remploi dans le déambulatoire de même que plusieurs inscriptions gravées, en remploi dans les murs de l’édifice. Le chevet est débarrassé de ses échoppes et constructions adventices et en 1866, lors du nivellement du parvis, on met au jour une partie du baptistère. La cathédrale Saint-Apollinaire est classée Monument Historique en 1869.
Le décor sculpté
Chapiteaux, linteaux et tympans offrent de beaux exemples de sculpture romane.
Les chapiteaux de la nef sont de style corinthien avec des interprétations libres et variées. Principalement à motifs végétaux, ils sont historiés dans le bas-côté et le bras sud du transept. Probablement plus nombreux à l’origine, dix sont encore présents dont deux à l’extérieur, sur le mur ouest du transept méridional. Tobie capturant le poisson dans les eaux du Tigre fait face à Samson terrassant le lion. Une Femme aux serpents et des figures d’Atlantes ornent des colonnettes à l’intérieur de l’édifice. Les sujets des chapiteaux historiés rappellent ceux encore présents aujourd’hui dans la partie basse du clocher de l’église Saint-Jean.
Les deux portails d’entrée primitifs offrent des décors sculptés remarquables. Le linteau et le tympan du portail méridional datent de la cathédrale primitive. Le linteau en pierre de molasse présente la scène de la Multiplication des pains avec un Christ au centre, coiffé d’un nimbe crucifère. Quant au tympan, un Christ en majesté trône au centre d’un dais d’apparat, entouré des quatre évangélistes et de quatre anges.
Le portail septentrional a perdu son décor primitif et présente un linteau sculpté en remploi. Celui-ci proviendrait de l’église Notre-Dame la Ronde et aurait pu être installé au moment de la reconstruction de la cathédrale au XVIIe siècle. Il décline des scènes de la vie de la Vierge et Christ, de l’Annonciation à l’Adoration des Mages.
Le mobilier
L’orgue et son buffet Louis XV, à double corps en noyer massif et orné d’anges musiciens, ont été commandés par Mgr Milon de Mesme en 1751. C’est le maître facteur d’orgue d’origine suisse, Samson Scherer et son fils Simon qui réalisent l’orgue de 45 jeux (rénové en 1985). L’ensemble présente des similitudes avec le grand orgue de l’abbaye de Saint-Antoine, livré peu avant par le même facteur.
Le lutrin en fer forgé doré du XVIIIe, présentant un aigle, symbole de Saint-Jean, supportant le Livre a été offert à la cathédrale par Mgr Milon.
Le retable baroque dans le bras nord du transept, est orné de colonnes enroulées de pampres de vignes et de grappes de raisin. Il est enrichi de peintures du début du XIXe dont une copie de la Cène de Philippe de Champaigne en partie centrale. Plusieurs éléments décoratifs semblent avoir appartenu au maître-autel réalisé en 1757 par Jacques-André Treillard.
Le monument à la mémoire de Pie VI, prisonnier du Directoire et mort à la citadelle de Valence le 29 août 1799 abrite le cœur et les entrailles du pape. Enterré civilement à Valence, son corps est transporté à Rome en 1801. Deux ans plus tard, son cœur sera reçu solennellement à Valence. Le monument, réalisé en 1811 par François Maximilien Laboureur est couronné du buste du pape, attribué à Antonio Canova.
La sacristie occupe l’ancienne chapelle d’Antoine de Balzac. Le travail de menuiserie est une commande de Mgr Milon au menuisier Frachisse de Tain l’Hermitage qui, en 1735, assemble et pose les boiseries en noyer massif. Une crédence, dotée d’un chapier, s’appuie sur le mur ouest de la sacristie. Un décor de palmes, rinceaux, corbeille de fleurs et guirlande se développe au centre de la crédence et du fronton cantonné de deux pots à feu.
Les tableaux qui ornent les murs du transept sud, du bas-côté nord et de la sacristie sont aujourd’hui les seuls témoignages d’une importante collection, dispersée en partie durant la Révolution. Ils appartenaient, pour partie, à la collection de Mgr Milon, évêque de Valence de 1726 à 1771.


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Cathédrale Saint-Apollinaire
Place des Ormeaux
26000 Valence

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